À propos de bidooock

Qui suis-je ? Que fais-je ?

Autodidacte.

Créateur imaginatif et bricoleur à but récréatif, j’explore les formes variées des Arts visuels.

J’invente, fabrique et partage.

Pour la création d’objets concrets, j’utilise des techniques mixtes. Je récupère, transforme et assemble du matériel. Je peins sur tout support. Je trace au marqueur. Je dessine à la plume et à l’encre. Je découpe et colle à partir de vieux magazines.Je couds des textiles et tresse de la laine. Je pyrograve du bois. Je réalise des tableaux, des sculptures, des livres et de petites installations…

Je m’intéresse au précinéma et au cinéma d’animation plus spécialement. Je réalise des courts-métrages d’animation et autres.

J’interviens et anime des ateliers Arts visuels originaux et variés autour des arts plastiques et graphiques, des images fixes ou animées.

Via cet espace numérique, je vous convie à une exposition virtuelle en vous invitant à feuilleter le portfolio numérique de mes créations ou co-créations : peintures, graphismes, objets, vidéos, micro-édition, expositions…

Présentation par Véronique LACROIX à l’occasion de l’exposition « Les Plasticiens du Puy-de-Dôme 2009 »

 » Peintre, dessinateur, vidéaste, animateur et depuis peu travaillant à l’écriture et à la mise en scène de pièces de théâtre, bidooock conçoit l’art comme un partage. Passeur d’histoires, son œuvre graphique et narrative, relate en noir et blanc les divagations d’une Ombre, de créatures polymorphes prises dans une avalanche de regards, de mots et d’ondulations a priori énigmatiques. Puis la couleur apparaît avec la série T pour très, dont les titres quasi incantatoires -Parenté, Fraternité et Camaraderie notamment-, semblent incarner la devise solidaire de ce plasticien livré en ces singuliers portraits. Dans la filiation de la Figuration libre, du Bad painting, l’œuvre de bidooock se déploie en des récits figurés et calligraphiés relevant de véritables autofictions. Car, sous l’apparence de formes elliptiques et naïves, l’acte créatif, introspectif et cathartique, interroge ici la vie, la mort et l’humaine condition. Une page vierge présageant de l’imminente création ouvre la série Les Ombres Carnées composée de trente-six œuvres. L’encre apparaît alors en des tracés fluides qui s’arrondissent en des yeux formant corolles, s’allongent en d’hypothétiques et luxuriants végétaux, cernent sommairement quelques créatures ou se propagent en des ondes supposées guider les voyageurs. La ligne se brise pour former des lettres puis des mots qui à leur tour deviennent des phrases inlassablement répétées tel un refrain. L’écriture se fait parfois violente et oppressante, répandue en tous sens, compressée et soumise aux formes contraignantes. Ces écrits amphigouriques et lapidaires, donnent alors le ton de la scène qui se joue ou s’offrent en quelques insertions lointainement allusives et marginales en leurs contextes; à l’occasion, se confondent avec de retorses griffures sur l’encre noire. Car le texte est artifice graphique avant d’être anecdote Signifiante en ces œuvres délibérément complexes qui forcent ainsi la lecture intuitive aux dépens de celle raisonnée, inhérente à l’art conceptuel de ces dernières décennies. Les scènes discontinues au plan narratif révèlent en ces créatures aux multiples visages déambulant en un univers fantasmé et aléatoire l’errance de notre plasticien en quête de l’impénétrable nature humaine. Celle-ci se traduit alors en des formes synthétiques pour approcher l’essence de l’être, en un foisonnement de signes itératifs et séculaires comme la spirale référent au devenir, au mouvement cyclique de l’évolution, ou l’œil symbolisant la connaissance. Omniprésent, ce dernier, explore la part sombre de ces mutants androgynes ou inversement asexués figurant la communauté humaine indépendamment de toute singularisation. Progressivement les masques macabres tombent mais, à peine découverte, l’ombre, larvée jusque dans l’intimité de la chair, renaît en la dernière œuvre. Un fatalisme détourné dans Théâtre qui, faisant la synthèse formelle de cette précédente série, lui oppose l’exorcisme du jeu de masques de l’acteur. Puis vient l’apaisement avec le psychédélisme chromatique de T pour très dévoilant l’univers de notre plasticien en d’humaines et rassurantes figures…  »

Véronique LACROIX Cahiers de création plastique du Puy-de-Dôme n°10 / pp. 32-33 / 2009 – N°IBSN 2-915622-10-2

Les Plasticiens du Puy-de-Dôme 2009
objet : exposition collective
réalisation : Conseil Général du Puy-de-Dôme
année : Du lundi 23 mars au samedi 2 mai 2009
lieu : Musée de la Céramique à Lezoux (63)
résumé : Pour cette 10e édition de l’exposition Plasticiens du Puy-de-Dôme, la 2e Commission Éducation, Jeunesse et Vie Collective a décidé d’ouvrir cette exposition à 32 plasticiens (peintres, sculpteurs, illustrateurs, photographes et vidéastes) répartis sur 2 lieux: à Clermont-Ferrand dans la Chapelle des Cordeliers et à Lezoux dans la Salle d’exposition temporaire du Musée de la Céramique…

Remerciements à Mademoiselle V. LACROIX et Monsieur R. BUCAILLE pour l’intérêt porté à mes créations.